La discorde persiste en Uruguay, José María Giménez s'en prend à Bielsa
Uruguay a fait ses adieux à la Coupe du monde 2026 après la phase de groupes, n’ayant récolté que deux points dans un groupe composé de l’Espagne, du Cap-Vert et de l’Arabie saoudite. Cette élimination a déclenché un véritable drame national qui se poursuit plus d’une semaine après la sortie du tournoi.
La majorité des critiques se sont dirigées vers Marcelo Bielsa, qui a déjà quitté le banc de la Celeste. Les joueurs, eux aussi remis en question, ont terminé très mécontents du sélectionneur argentin et le dernier à avoir laissé entendre qu’il avait eu des problèmes avec lui est José María Giménez (31), qui a publié il y a quelques heures un long message sur ses réseaux sociaux pour se justifier.
"Ce furent des jours très difficiles, où la tête et le quotidien te rappellent à chaque instant ce qui s’est passé. Pour nous comme pour notre peuple, ce fut un échec", a commencé dans son message le défenseur uruguayen de l’Atlético de Madrid.
Il a ensuite adressé un petit tacle à l’entraîneur pour ne lui avoir accordé aucune minute lors du Mondial : "Sur le plan personnel, quatre semaines avant le début de la Coupe du monde, j’avais la cheville dans cet état (il joint une photo de sa cheville enflée et couverte d’ecchymoses)... Grâce au travail des professionnels qui m’ont accompagné, J’AI PU ÊTRE APTE ET EN CONDITION de jouer dès le premier match. Si je ne l’ai pas fait, ce n’est pas parce que je n’étais pas prêt...", a-t-il affirmé.
"Rien de plus à ajouter, un immense merci à tous, du fond du cœur, à ceux qui se sont déplacés, à ceux qui nous ont fait confiance et à ceux qui nous ont toujours soutenus. MERCI BEAUCOUP et pardon, soyez sûrs que votre colère et votre douleur sont aussi les nôtres", a-t-il conclu.
Communiqué complet de Giménez
"Tout le monde sait que le football est magnifique et qu’il offre des moments inoubliables, mais quand il frappe, il peut être très dur... Ce furent des jours très difficiles, où la tête et le quotidien te rappellent à chaque instant ce qui s’est passé. Pour nous comme pour notre peuple, ce fut un échec.
Nous avons travaillé, nous nous sommes préparés mentalement, nous nous sommes fixés des objectifs et, sans aucun doute, nous avons essayé : d’abord de rivaliser, puis d’atteindre l’objectif de placer l’Uruguay là où il mérite d’être. Manifestement, cela n’a pas suffi, et nous en sommes pleinement conscients.
Je garantis sur ma vie que chacun de mes coéquipiers a tout donné pour ce maillot, qu’il ait joué ou non. Cela me remplit de fierté, car au quotidien on le voit et on le ressent, car à la fin du dernier match, j’ai vu le visage de chacun d’eux et j’ai pu percevoir la douleur qu’ils ressentaient.
Sur le plan personnel, quatre semaines avant le début de la Coupe du monde, j’avais la cheville dans cet état... Grâce au travail des professionnels qui m’ont accompagné, J’AI PU ÊTRE APTE ET EN CONDITION de jouer dès le premier match. Si je ne l’ai pas fait, ce n’est pas parce que je n’étais pas prêt... Sans aucun doute, tous les coéquipiers qui ont eu la chance de jouer ont essayé de le faire du mieux possible, car je sais qu’eux aussi ont joué avec le cœur.
NI L’EGO NI L’AMBITION NE M’AVEUGLENT. À la place qui était la mienne, comme chacun de mes coéquipiers, nous avons essayé de donner le maximum, que ce soit par un encouragement, un "Vamos Arriba" ou un mot qui pouvait transmettre quelque chose.
Rien de plus à ajouter, un immense merci à tous, du fond du cœur, à ceux qui se sont déplacés, à ceux qui nous ont fait confiance et à ceux qui nous ont toujours soutenus. MERCI BEAUCOUP et pardon, soyez sûrs que votre colère et votre douleur sont aussi les nôtres.
Toujours du côté de l’autocritique, SANS LE JOURNAL DU LUNDI pour frapper à terre, du côté de ceux qui analysent et parlent avec une réelle lucidité de ce qu’est cette situation, de ceux qui assument la responsabilité et de ceux qui se donnent à fond pour atteindre les objectifs en étudiant, en travaillant, en le méritant...
JAMAIS DU CÔTÉ de ceux qui créent des comédies, qui sont là où ils sont pour avoir rendu des services et qui disent des absurdités pour deux vues de plus.
VAMO ARRIBA URUGUAY".