Justice rendue : la Belgique a le dernier mot et élimine les coorganisateurs, les États-Unis

Justice rendue : la Belgique a le dernier mot et élimine les coorganisateurs, les États-Unis

Après 36 heures de politique sportive qui menaçaient d’engloutir la Coupe du monde, la justice a été rendue par la Belgique, qui a su s’élever au-dessus de la polémique pour éliminer les coorganisateurs.

Le scandale autour de la réintégration de Folarin Balogun, après la suspension de sa sanction pour carton rouge direct par la commission disciplinaire indépendante de la FIFA, a fait rage jusqu’au coup d’envoi. La Fédération belge de football a d’ailleurs souligné qu’elle n’avait reçu aucun document concernant l’affaire et qu’elle envisagerait toutes les suites possibles en cas de défaite.

Cela n’a pas eu lieu. Dans une ambiance explosive sur la côte Ouest, la Belgique a fait taire un public acquis à la cause des locaux, tandis que les États-Unis n’ont pas été à la hauteur de l’événement.

Pour la plupart, c’était le plus grand match de leur carrière. Une occasion de corriger les erreurs des tournois précédents à domicile, une chance de prouver que ce géant endormi du football mondial s’était enfin réveillé. Au lieu de cela, ce fut un cauchemar.

De Ketelaere a livré sa meilleure prestation dans ce tournoi. Joueur nonchalant, il avait jusque-là davantage le profil d’un étudiant que d’un maître à cette Coupe du monde, mais lundi, il a justifié la confiance de l’aligner à la place de Romelu Lukaku par l’entraîneur Rudi Garcia.

Il a fait parler son instinct de buteur en concluant le premier but, puis a démontré sa puissance dans les airs en dominant Tim Ream pour marquer de la tête. Malik Tillman avait réduit l’écart entre-temps pour redonner un peu d’espoir aux supporters locaux, mais en vain.

Au tapis

Les tempêtes passent dans le sport, mais celle autour de Balogun était inédite depuis longtemps. Elle a impliqué aussi bien les présidents de la FIFA et des États-Unis, ce dernier se vantant d’avoir contribué à l’annulation de la suspension, ainsi que les instances nationales et continentales. Certains estimeront que le carton rouge reçu lors du 16e de finale était injuste, que le recours à la VAR pour changer la décision de l’arbitre était erroné, mais on a peu parlé du joueur lui-même.

Il a débuté en pointe pour les États-Unis, comme tout au long du tournoi, mais l’étincelle vue en phase de groupes avait disparu. Il s’agit de sa prestation la plus terne à la Coupe du monde – les derniers jours sous les projecteurs ne l’ont certainement pas aidé sur le terrain.

Il lui a fallu plus de 80 minutes pour vraiment se procurer une occasion, mais Thibaut Courtois s’est dressé devant lui pour l’en empêcher.

Ce moment a illustré la prestation solide et professionnelle du portier du Real Madrid – on ne peut pas en dire autant de son homologue, Matthew Freese. Défensivement, il s’agit de la pire prestation des États-Unis dans ce Mondial, et la sanction a été immédiate.

Sa faute catastrophique en seconde période l’a laissé complètement hors de position, impuissant face à la frappe de 35 mètres de Hans Vanaken qui a fini dans le but vide – scellant définitivement le sort du match. Romelu Lukaku a enfoncé le clou en fin de rencontre avec un quatrième but, célébré sur le compte X des Diables Rouges.

En somme, la Belgique, qui a souvent déçu dans ce tournoi, a su faire la différence dans les moments clés pour battre cette équipe américaine. Ce moment inestimable pour les hôtes leur a échappé.

Alors que la Belgique se prépare à affronter l’Espagne en quart de finale, les États-Unis espèrent que ce tournoi à domicile pourra servir de tremplin à une nation qui a adopté cette équipe, chose qui n’était pas arrivée en 1994.

Pour la FIFA, ce résultat met fin à une saga qui menaçait de tout faire exploser. Infantino peut dormir sur ses deux oreilles, tout est bien qui finit bien pour lui, à moins que Donald Trump ne décide de passer un nouveau coup de fil. Après un tel résultat, Infantino aurait tout intérêt à mettre son téléphone en mode silencieux.