"Je n'y avais même pas songé", Clara Serrajordi s'apprête à vivre sa première au Camp Nou

"Je n'y avais même pas songé", Clara Serrajordi s'apprête à vivre sa première au Camp Nou

Ce sera votre premier match au Camp Nou. Comment vivez vous ce moment ?

Clara Serrajordi : En fin de compte, ce sera une rencontre particulièrement marquante, car c'est le lieu où j'ai eu mes meilleures expériences de jeu. C'est à la fois extraordinaire et challenging.

Quand vous étiez dans les gradins pour observer ces parties, imaginiez vous un jour fouler la pelouse ?

Franchement, ça ne me traversait même pas l'esprit. Je trouvais cela si distant que....

Vous avez démarré sur le banc lors de deux confrontations face au Real Madrid. Vise t on une troisième ?

Eh bien, je m'efforcerai de saisir pleinement les chances qui se présenteront. Je suis profondément reconnaissante pour ces deux dernières sorties et je fais tout pour performer au mieux.

Comment visualisez vous ce jeudi ? Entrer sur la pelouse, l'échauffement, apercevoir tous ces fans du Barça dans les travées et le stade imprégné de bleu et grenat...

En réalité, je n'y ai pas encore trop médité, mais à vous écouter, j'en ai des frissons. Être entourée de tous nos supporters dans le plus beau stade au monde, c'est vraiment unique.

Y aura t il beaucoup de monde pour vous encourager ? Avez vous utilisé toutes vos invitations via le club ?

Oui, ma famille sera là, ainsi que quelques amis... J'ai déjà réclamé toutes les entrées possibles.

Que vous racontent les joueuses expérimentées, à vous les plus jeunes ou les novices, au sujet de l'expérience d'une rencontre dans ce stade ?

Elles nous conseillent de garder notre calme. Je ne leur ai pas posé énormément de questions, mais l'essentiel est de demeurer sereine, de considérer cela comme une partie supplémentaire et d'en savourer chaque instant, car on ignore la durée d'un tournoi.

Vous mettez l'accent sur le fait que vous n'y avez pas beaucoup pensé et que vous ne posez pas trop de questions. Est ce une stratégie pour éviter le stress ?

Cela pourrait être le cas, en effet. Si je me mets à trop y réfléchir, cela me mettrait anxieuse.

Ce sera également un jour mémorable pour Alexia Putellas, qui célébrera son 500ème match. Comment se comporte t elle dans le vestiaire ? Quels conseils partage t elle et quel rôle joue t elle dans le groupe ?

C'est une joueuse exceptionnelle, parmi les meilleures mondiales. Elle le démontre en tant que capitaine : elle est toujours disponible pour ce dont nous avons besoin et elle apporte son aide sans qu'on ait à la solliciter. Pour moi, c'est une grande athlète et une personne remarquable.

En évoquant Alexia, a t elle été déterminante pour votre avancée ? Est elle l'une de vos modèles ?

Oui, elle figure parmi mes inspirations. J'admire sa manière de jouer. Elle est un exemple pour tant de filles. La regarder évoluer est un régal, et partager le terrain avec elle l'est encore davantage. Tout cela survient de façon inattendue, je ne l'avais pas anticipé, mais c'est un songe qui se concrétise.

Comment gérez vous cette montée en puissance ?

J'essaie de m'entraîner quotidiennement et de vivre cela avec simplicité. Je concrétise bon nombre de mes aspirations, mais je veille à rester posée et à travailler sans relâche pour offrir le meilleur de moi même.

Vous avez grandi dans un Barça beaucoup plus structuré que celui des générations précédentes. Vous avez disputé votre premier match au Camp Nou avec des installations dédiées à l'équipe féminine. Qu'éprouvez vous devant cette progression fulgurante du club ?

Mes coéquipières et celles qui ont porté le maillot blaugrana avant nous ont œuvré dur pour cela. Je leur suis très reconnaissante, car pour nous qui arrivons aujourd'hui, les choses sont bien plus accessibles. Mais nous mesurons l'ampleur de leurs efforts. C'est formidable de constater le soutien massif de notre club.

Patri Guijarro vous décrit comme "jeune mais chevronnée en même temps". Comment vous percevez vous et que retirez vous de sa présence ?

Je l'ai répété à plusieurs reprises, mais évoluer à ses côtés est un vrai bonheur. Avec elle, tu élèves ton niveau ; elle contribue à ce que nous soyons toutes plus performantes sur la pelouse. Partager le jeu avec elle est exceptionnel et j'adore cela.

On vous a récemment vue souvent associée à Aïcha Cámara. Quelle est votre dynamique, vous qui intégrez l'équipe première en provenance de la réserve ensemble ?

On s'entendait déjà à merveille avant et cela perdure. C'est ma coéquipière et nous nous soutenons constamment. C'est un plaisir de gravir les échelons avec une fille qui traverse les mêmes étapes. Mais franchement, toutes les autres athlètes nous ont grandement aidées à nous intégrer.

Vous rappelez vous de votre première visite au Camp Nou enfant ?

Je pense que c'était avec mon frère et mon père. Les détails sont flous, mais je sais que j'étais tout près des joueurs. J'avais une dizaine d'années à l'époque.