Infantino assure avoir dit à Trump que les instances de la Fifa étaient "indépendantes"
"Au cours de notre conversation, j'ai expliqué qu'une procédure juridique était en cours impliquant les instances judiciaires indépendantes de la Fifa et que l'affaire serait tranchée en temps voulu par les organes compétents", a indiqué sur X le dirigeant.
Critiqué depuis la suspension dimanche de la sanction infligée à Balogun, expulsé en 16e de finale pour avoir marché sur une jambe du Bosnien Tarik Muharemovic et désormais éligible pour le huitième face à la Belgique, Gianni Infantino n'a pas commenté le fond de l'affaire.
"Je lis les décisions de la commission de discipline de la Fifa lorsqu'elles sont rendues. Parfois, elles me surprennent. Parfois, je suis d'accord avec elles, et parfois je ne le suis pas", a-t-il éludé. "Ce que je fais toujours, toutefois, c'est respecter ces décisions et l'autonomie des organes qui les prennent".
Il a affirmé que l'indépendance des instances judiciaires de la Fifa - commissions de discipline, d'éthique et de recours - était "essentielle pour la crédibilité et l'intégrité du football", et qu'elles statuaient "de manière autonome", "sur la base des règlements applicables et des faits précis qui leur sont soumis".
La commission de discipline de la Fifa n'a pas fait connaître les raisons qui l'ont conduite à commuer la suspension ferme de Balogun en "un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an". Pas même auprès de la fédération belge, qui déplorait lundi après-midi n'avoir reçu "ni la décision de la Fifa, ni la moindre explication concernant ce dossier".
Selon le Code disciplinaire de la Fifa, tous les membres de sa commission de discipline sont élus pour quatre ans par le Congrès de l'instance, "sur proposition du Conseil", c'est-à-dire de l'exécutif dirigé par Infantino. L'actuel président est l'Emirati Mohammad Al Kamali, élu juste avant le Mondial 2026.