"Il est essentiel de savourer chaque victoire face au Brésil", se réjouit Deschamps
"Nous avons réalisé une première mi-temps de grande qualité, avec une excellente coordination technique impliquant les quatre joueurs offensifs et un milieu de terrain qui a bien contrôlé le jeu. Ensuite, à onze contre dix (suite à l'expulsion de Dayot Upamecano à la 55e minute, ndlr), il a fallu faire preuve de qualités défensives et nous avons su protéger notre avance. C'est un excellent résultat. Cela ne garantit rien pour l'avenir, mais il convient toujours de profiter d'une telle performance contre le Brésil", a commenté Deschamps lors de la conférence de presse.
"Il existe un potentiel offensif prometteur, mais accumuler des talents individuels ne suffit pas. Ce qui m'a particulièrement plu, outre la fluidité technique, c'est de rendre notre jeu moins prévisible pour l'adversaire, car les attaquants changent de position. Pour Ousmane (Dembélé, ndlr), je ne souhaite pas qu'il reste fixé à droite, ni Hugo (Ekitike, ndlr) collé à la ligne de touche", a poursuivi le sélectionneur.
Deschamps a aussi salué la performance du capitaine Kylian Mbappé, qui s'est rapproché à un seul but du record d'Olivier Giroud en marquant son 56e but avec l'équipe de France, le tout après avoir récupéré d'une entorse au genou gauche.
"Kylian est désormais libéré de toute douleur ou gêne. Il déborde d'énergie et de motivation", a affirmé le coach, ajoutant qu'il prévoit de faire tourner largement l'effectif pour le second match de la tournée, dimanche face à la Colombie à Landover (Maryland).
"C'est planifié ainsi, c'est l'occasion idéale pour observer le plus grand nombre de joueurs lors de cette deuxième rencontre", a-t-il expliqué.
Deschamps n'a par contre guère apprécié les deux "pauses hydratation" imposées au milieu de chaque mi-temps, malgré une température modérée de 18°C.
"Ces trois minutes interrompent complètement le rythme, mais les chaînes de télévision en profitent pour plus de spots publicitaires. Cela modifie inévitablement le déroulement, comme si on jouait en quatre périodes distinctes", a relevé le sélectionneur.