Entretien avec Luiz Henrique sur Flashscore : Je suis convaincu que le Brésil ira en finale de la Coupe du monde
Luiz Henrique a aussi mentionné qu'il perçoit les plus grands clubs mondiaux comme s'il était un enfant jouant au ballon dans le quartier modeste de son enfance.
Titulaire de la Copa Libertadores avec Botafogo, le milieu de terrain du Zenit a discuté avec Flashscore avant le duel amical entre le Brésil et la Croatie. Face à la France, Luiz Henrique a pris place en seconde mi-temps et s'est distingué parmi les éléments les plus performants de la sélection brésilienne.
Flashscore : Pendant le Brésil-France, vous avez intégré la partie avec la même aisance que le jeune talent de Fluminense. Comment y parvenez-vous ?
Luiz Henrique : "Si vous entrez sur le terrain avec de la crainte, tout se bloque. C'est pour cela que lorsque je participe à une rencontre, j'imagine être à Vale do Carangola (un quartier de Petropolis près de Rio de Janeiro) en train de m'amuser avec mes copains d'enfance."
Comment avez-vous vécu votre jeunesse à Petropolis ?
"C'était compliqué. Le destin m'a désigné pour le football. Evidemment, il y avait des défis, mais nous les avons relevés par notre persévérance et notre modestie."
Avez-vous déjà douté de pouvoir exercer le métier de footballeur pro ?
"Bien sûr, il y avait des moments très durs car ma famille manquait de ressources pour m'équiper correctement sur le terrain. J'ai parfois craint que cela n'aboutisse pas. J'ai même songé à abandonner le foot, ce qui est amusant avec le recul, pour me tourner vers le judo."
Etes-vous doué en judo ?
"Pas mal, mais je préférais nettement le football (rires)."
Quelle est votre connexion avec Ancelotti ?
"C'est quelqu'un qui s'intéresse à chaque membre de l'effectif. Il converse avec tous, sollicite leurs opinions. Il est comme un mentor pour nous. Il cherche toujours à savoir nos positions préférées sur le terrain, ce qui contribue au bien-être collectif."
La Coupe du monde approche rapidement. L'espérez-vous ardemment ?
"Je réalise que je suis tout près de participer à la compétition. Il me faut poursuivre mes efforts avec les Bleus et mon équipe de club pour figurer dans les ultimes convocations du coach."
Envisagez-vous un retour dans le championnat espagnol ?
"Absolument, j'ai adoré mon passage au Betis, un club solidement structuré. Je compte me consacrer à mes tâches actuelles, exprimer ma passion, défendre d'abord mon club et si je suis sélectionné, la nation brésilienne, afin de revenir un jour en Espagne avec enthousiasme et accueil chaleureux."
Quel est votre objectif majeur ?
"Remporter la Coupe du monde avec la sélection brésilienne. Je suis persuadé que le Brésil se qualifiera pour la finale et triomphera. Par la suite, j'aspire à m'établir en Europe et à intégrer un grand club en Premier League anglaise."
Y a-t-il des clubs anglais qui vous attirent particulièrement ?
"Je suis fan de Arsenal, de leur style de jeu dynamique et offensif. Ils exploitent bien les ailes, ce qui me convient. J'ai échangé avec Gabriel Magalhaes et Gabriel Martinelli. Ils vantent l'ambiance au sein de l'équipe, l'approche bienveillante de Arteta qui écoute ses joueurs. Avec un peu de chance, j'aimerais collaborer avec lui."
Vous trouvez-vous plus expérimenté qu'à votre première cape ?
"Oui, nettement. Auparavant, j'avais peu d'expérience, je débarquais en Europe. Le niveau du championnat m'a aidé à progresser, et mon année 2024 à Botafogo a été exceptionnelle. Aujourd'hui, je suis plus stable dans mes aspirations, plus robuste mentalement et physiquement."
Que représente le fait d'évoluer en Russie ?
"C'est une ligue exigeante. Beaucoup sous-estiment son intensité, mais elle est très physique. Les adversaires plus expérimentés collent aux basques, ce qui m'a permis d'évoluer et d'accéder à la sélection nationale. De plus, le climat est rude. Les Brésiliens ne sont pas habitués au gel, il faut donc bien se préparer pour performer pleinement sans risque de blessure."