Des Egyptiens en extase après la qualification des Pharaons

Des Egyptiens en extase après la qualification des Pharaons

"C'est une sensation incroyable, dont nous rêvions depuis des années", confie M. Ramadan à l'AFP, au milieu de centaines d'autres supporteurs des "Pharaons". Tous ont vu leur sommeil écourté par les dix heures de différence entre Le Caire et Seattle (Etat de Washington, nord-ouest) où se jouait le match contre l'Iran.

L'équipe savait déjà avant le coup d'envoi qu'elle était qualifiée, à la faveur des résultats dans le reste du groupe G, où elle a terminé deuxième à la différence de buts derrière la Belgique, après un nul obtenu contre l'équipe iranienne. Mais cela n'a pas tempéré l'enthousiasme des fans.

Le premier but de la sélection, dû à Mahmoud Saber à la cinquième minute, a fait voler en éclat le calme de l'aube dans le quartier cairote de Shubra, où des supporteurs bruyants se sont égaillés dans la rue.

Et malgré une égalisation de la sélection iranienne, et une grosse émotion lors d'un but des adversaires - finalement refusé - dans les arrêts de jeu, le résultat final a déclenché des célébrations dans toute la mégalopole égyptienne: clameurs et klaxons, drapeaux brandis par des motocyclistes et des automobilistes...

Les foules se sont brièvemement inquiétées lorsque la superstar Mohamed Salah, capitaine et meilleur buteur historique de l'équipe, a quitté le terrain sur blessure. Mais le sélectionneur Hossam Hassan s'est montré optimiste : "la blessure ne semble pas grave".

Salah, 34 ans, "est un grand joueur", affirme Mido Hossam, un autre téléspectateur au Caire : "Il mérite un adieu digne de son histoire avec l'Egypte", dit-il à l'AFP. En seizièmes de finale, l'Egypte affrontera l'Australie à Dallas (Texas) le 3 juillet.

Le pays participe pour la quatrième fois au Mondial de football, et seulement la deuxième depuis 1990. Les Pharaons s'étaient qualifiés en 2018 lors de l'édition de la compétition en Russie.