Coupe intercontinentale, le sextuplé pour le Paris SG face à Flamengo

Coupe intercontinentale, le sextuplé pour le Paris SG face à Flamengo

Le Paris Saint-Germain a décroché la première Coupe Intercontinentale de l'histoire du football français en triomphant de Flamengo sur le score d'un but partout, avec une séance de tirs au but remportée deux à un, grâce aux arrêts décisifs de Matveï Safonov, mercredi à Doha au Qatar, ce qui couronne une année 2025 presque impeccable.

Le PSG a réalisé un sextuplé exceptionnel sur les terres de son principal actionnaire, se plaçant ainsi au niveau des grands clubs européens tels que le FC Barcelone ou le Bayern Munich qui ont accompli une telle performance.

Le club de la capitale française a frôlé le septuplé, à l'instar du conte du petit cordonnier, il n'a manqué que la finale du premier Mondial des clubs élargi à 32 équipes, perdu contre Chelsea trois à zéro, l'été précédent.

Le parcours reste remarquable pour l'équipe dirigée par Luis Enrique, qui a peiné à dominer le puissant club carioca, déjà vainqueur de cette compétition en 1981 avec Zico face à Liverpool trois à zéro.

Au Brésil, et plus largement en Amérique du Sud, où cette épreuve conserve une immense signification, il y avait une forte attente, Rio était complètement paralysée, mais il faut s'y résigner, a confié Francinne Kaczurowski, une supportrice interviewée par l'AFP dans un bar rempli à Copacabana.

Notre équipe n'a pas de sponsor comme le PSG, qui a atteint ce stade grâce à des investissements d'un pays arabe, ajoute Douglas Rodriguez, un autre supporter ému aux larmes, je suis très fier, nous avons tenu tête à eux à égalité.

Le PSG a quasiment tout gagné en 2025, sa première Ligue des champions, la Coupe de France, le Championnat et le Trophée des champions en France, la Super Coupe d'Europe et enfin ce titre inédit pour une équipe française. Champion d'Europe en 1993, l'Olympique de Marseille avait été disqualifié à cause de l'affaire VA-OM.

Le héros de cette première édition se nomme Safonov. Aligné pour la quatrième fois consécutive dans les buts, tandis que Lucas Chevalier, peu convaincant depuis son arrivée à Paris, est de retour de blessure à la cheville depuis deux matchs, le gardien russe a gagné des points précieux.

Safonov repousse quatre tirs au but

Il a stoppé les quatre derniers tirs de Flamengo, en particulier celui de Pedro, qui avait tenté de le tromper en marquant une pause nette avant sa frappe.

Le joueur brésilien a demandé un nouveau tir, affirmant que Safonov avait avancé de sa ligne avant le coup de pied, mais l'arbitre américain Ismail Elfath a refusé.

Les exploits du portier russe pourraient raviver la concurrence des gardiens à Paris, où Lucas Chevalier était titulaire depuis le début de la saison avant de se blesser au moment où des doutes planaient sur ses prestations.

Safonov n'a rien pu faire sur le penalty impeccablement exécuté pendant les 90 minutes par l'expert italien Jorginho à la 62e sur penalty, suite à une faute de Marquinhos sur l'Uruguayen Giorgian De Arrascaeta. Le capitaine du PSG a permis à Flamengo de revenir, alors que les Brésiliens n'étaient pas menaçants jusque là.

Sur un score d'un partout, les Brésiliens ont défendu avec acharnement au stade Al Rayyan, en bloc compact, et ont multiplié les tactiques pour freiner le rythme, y compris les simulations.

Avant le penalty de Jorginho, le PSG semblait filmer vers une victoire aisée, grâce à un but de l'Georgien Khvicha Kvaratskhelia à la 38e, favorisé par la déviation maladroite du gardien Rossi qui a renvoyé le ballon sur sa trajectoire.

Le centre provenait de Désiré Doué, pour sa première titularisation depuis le 29 octobre et sa blessure à Lorient.

Autre retour positif de l'infirmerie, Ousmane Dembélé a également joué, entrant à la place de Doué à la 78e. Mais le Ballon d'or n'a pas été étincelant, il a raté une occasion de match à la 116e et son tir au but, envoyé bien au-dessus. Bradley Barcola, toujours en difficulté, a aussi déçu lors de son entrée et sur son penalty.

Mais l'important était acquis, le sextuplé impressionnant.