Coupe de France: L'OM en péril sur un fil et un volcan
Toujours marqué par son sortie de la Ligue des champions une semaine plus tôt, l'OM vit une phase difficile et paraît en position très fragile avant d'accueillir Rennes en huitièmes de finale de la Coupe de France ce mardi au Vélodrome, où les supporters pourraient manifester leur mécontentement.
L'équipe marseillaise a complètement raté ses deux rencontres de la semaine dernière, en chutant lourdement à Bruges avec un 3-0 et une élimination en Ligue des champions, puis en laissant filer un match nul dans les instants finaux contre le Paris FC, qui est revenu de 2-0 à 2-2 en seulement dix minutes de jeu chaotiques sous les ordres de Roberto De Zerbi.
Le mois de janvier avait pourtant été identifié par les dirigeants et l'entraîneur italien comme un moment pour accélérer le rythme.
Cependant, le moteur a connu des hoquets, puis s'est totalement grippé, et le bilan reste bien trop maigre: seulement trois succès en huit parties, dont un face aux joueurs amateurs de Bayeux, deux défaites 3-0 en Ligue des champions, la perte au Koweït lors du Trophée des champions, et encore des points perdus avec des buts concédés en fin de match de manière répétée.
Avec Rennes ce mardi en Coupe, un enjeu clair à présent, suivi d'un nouveau voyage à Paris le dimanche pour défier le PSG cette fois, l'OM entame donc une semaine chargée en émotions intenses.
Surtout que la tolérance des fans marseillais s'amenuise, comme les porte-parole des sept groupes de supporters le rappelleront probablement lundi soir aux joueurs, à l'encadrement et aux responsables, lors d'une rencontre prévue à la Commanderie.
"dans dix minutes"...
"Nous portons la faute. Il faut s'excuser et chercher à progresser. Le Vélodrome reflète tout. Ce que tu offres, il te retourne. Nous devons donc nous préparer à entendre des huées et à affronter les périodes compliquées", a déclaré lundi De Zerbi, qui s'est montré déterminé ces derniers jours.
"Pas de souci pour moi. Je suis prêt à me battre demain, après-demain, j'ai gravi l'échelle depuis le bas, je suis coutumier des luttes constantes. Je pourrais jouer contre Rennes dans dix minutes si nécessaire", avait-il ajouté après le nul concédé au PFC.
Tandis que son équipe voit les mouvements de mercato s'intensifier dans les deux directions, le technicien lombard a également élevé la voix sur le terrain d'entraînement, en particulier envers Amir Murillo, rétrogradé en équipe réserve.
"Celui qui manque d'appétit ne joue pas", a condensé De Zerbi, qui a admis que le match contre Rennes représente à présent le plus crucial de la saison.
"Oui, c'est exact. Comme ce fut le cas à Bruges, comme pour le Trophée des champions... Quand on vise la compétitivité, on affronte souvent le plus important rendez-vous de l'année...", a-t-il expliqué.
Ce duel, contre une formation rennaise elle aussi en difficulté (un seul point en trois dernières sorties de Ligue 1), pourrait se dérouler sous les yeux de supporters agacés et dans une atmosphère tendue.
"Le Vélodrome? Je crois qu'ils vont nous huer, oui. C'est ainsi, a reconnu Timothy Weah samedi. À Marseille, il faut une force mentale solide. Quand c'est difficile, c'est encore pire. Mais il convient de rester calme, de persévérer et de bosser." Et de renouer avec les victoires.