Champions League: Manchester City face au défi insurmontable du Real Madrid
Battus 3-0 lors du match aller, Manchester City et son entraîneur Pep Guardiola visent une remontée épique comparable à une mission héroïque face à un Real Madrid invaincu et motivé, mardi soir à 21 heures en Ligue des champions, bien que l'équipe montre des signes de faiblesse et qu'Erling Haaland paraisse épuisé malgré son statut de vedette.
Sur la pelouse du Santiago Bernabeu, ce choc des huitièmes de finale s'est transformé en démonstration pour les tenants du titre européen de 2023, submergés par un hat trick du leader Federico Valverde en première mi temps.
"Ça pourrait sembler absurde, mais en revoyant la rencontre, rien ne justifie notre retard de 3-0 à la pause. Pour moi, le score était encore plus sévère que notre performance", a analysé lundi Bernardo Silva, capitaine des Citizens ce jour là.
De retour à domicile, "tout reste possible", a t il affirmé, promettant de "lutter jusqu'à la fin".
Cependant, cette formation de Manchester City paraît mal équipée pour la bataille à venir. Irrégulière, peu décisive, et excessivement dépendante de Haaland.
Le colosse scandinave vit une phase difficile. Depuis les fêtes, le buteur nordique n'a marqué que quatre fois en dix huit parties, un bilan modeste comparé à ses habitudes.
Le numéro neuf paraît gêné par les modifications tactiques, ou hésitations, mises en place par Guardiola afin d'intégrer Antoine Semenyo, en pleine lumière depuis son arrivée en janvier de Bournemouth.
"Modestie et détermination"
Suite au match nul contre West Ham (1-1) le samedi, où il a préféré Semenyo en numéro dix à Rayan Cherki, le coach ibérique a admis une "erreur de casting". À Madrid, son choix de déployer quatre offensifs (Savinho, Doku, Semenyo et Haaland) a suscité des débats.
Quoi qu'il en soit, les Citizens patinent. Le week end dernier, ils ont enchaîné vingt quatre frappes contre une seule pour les Hammers, sans dominer vraiment. En clair, "une avalanche d'attaques sans aboutir à grand chose", comme l'a décrit le journal anglais The Guardian.
De leur côté, les Madrilènes se sont revigorés grâce à la victoire de l'aller, la promenade contre Elche (4-1) samedi, et le rétablissement dans le groupe de l'étoile Kylian Mbappé, apparemment guéri de son problème au genou.
Champion incontesté de la compétition avec ses quinze trophées historiques, le club arrive à l'Etihad gonflé d'assurance mais avec "modestie", dixit son technicien Alvaro Arbeloa.
"Notre seul but est de jouer pour l'emporter, avec la même retenue et engagement qu'au match aller. Peut être davantage, vu la difficulté. Modestie et détermination, voilà ce qu'il faudra afficher", a t il synthétisé lundi.
Devant la presse un peu plus tôt, Guardiola n'a pas caché son manque d'enthousiasme face à l'épreuve "gigantesque" pour son groupe. "Aucun stratagème particulier, juste tenter notre chance", a déclaré l'ex figure du Barça.
La rédemption reposera sur les avants certes, mais impossible sans un arrière garde solide, et c'est précisément le talon d'Achille.
"Je ne m'inquiète pas trop pour les occasions que nous créerons, j'en suis sûr chez nous. C'est plutôt la défense qui me préoccupe", a avoué Guardiola honnêtement.
Couronné il y a dix mois au PSG, Gianluigi Donnarumma portera les rêves des Mancuniens en cage. Peut être autant que Haaland, ou davantage.