"Ce n'est pas Trump, c'est la Fifa" le problème dans l'affaire Balogun pour le sélectionneur norvégien
"Je ne pense pas que ça ait à voir avec Donald Trump, mais avec la Fifa", a-t-il déclaré lors d'un point-presse à Montclair (New Jersey) au lendemain de la qualification de la Norvège en quarts de finale du Mondial.
"C'est un tournoi organisé par la Fifa, avec les règles de la Fifa, le sujet est la façon dont tous les matches doivent être joués, la façon dont les règles doivent être suivies", a-t-il ajouté. "Cela n'a rien à voir avec Donald Trump, il ne devrait pas avoir voix au chapitre, mais c'est une décision de la Fifa", a poursuivi Solbakken, qui avait fustigé la veille une "grosse erreur" commise par l'instance mondiale.
"C'est une très, très, très, très, très mauvaise décision, ce n'est pas bon pour le sport", avait-il souligné.
Donald Trump a confirmé lundi avoir appelé le président de la Fifa Gianni Infantino pour demander un réexamen du carton rouge contre Balogun, afin qu'il puisse disputer le huitième de finale contre la Belgique. "Tout ce que j'ai fait c'est demander un réexamen parce que je ne pensais pas que c'était une faute (...) Je ne lui ai pas dit quoi faire, je ne peux pas lui dire quoi faire, et je ne pense pas que ce soit lui qui ait pris la décision", a-t-il ajouté.
M. Infantino a défendu la décision prise par la commission de discipline de l'instance mondiale, qui a décidé de commuer la suspension rappelant qu'elle était "indépendante". "Je lis les décisions de la commission de discipline de la Fifa lorsqu'elles sont rendues. Parfois, elles me surprennent. Parfois, je suis d'accord avec elles, et parfois je ne le suis pas", a-t-il expliqué. "Ce que je fais toujours, toutefois, c'est respecter ces décisions et l'autonomie des organes qui les prennent".
La Fédération norvégienne est très critique de la gestion de la Fifa par l'Italo-Suisse. En juin, elle a saisi la commission d'éthique de l'instance afin de clarifier les conditions dans lesquelles il a attribué un "prix de la paix" à Donald Trump en décembre 2025.
M. Infantino ne fait pas mystère de sa complicité avec le président américain depuis le retour de celui-ci au pouvoir, en janvier 2025. Le patron de la Fifa a notamment plaidé pour qu'il obtienne le prix Nobel de la paix, décerné chaque année à Oslo, qu'il convoite ardemment.