"Ce n'est pas l'agressivité qui fait gagner un match", juge Deschamps avant d'affronter le Paraguay

"Ce n'est pas l'agressivité qui fait gagner un match", juge Deschamps avant d'affronter le Paraguay

"Comme toutes les équipes sud-américaine, ils ont un grand coeur. Ce n'est pas l'agressivité qui fait gagner un match, rappelle le technicien français. C'est une équipe qui connait bien son football. Il y a de bons joueurs : Enciso, Almiron... Ils se connaissent, ils font des choses bien. Il n'y a pas que ça."

Tombeur de l'Allemagne aux tirs-au-but en 16es de finale de la Coupe du monde (1-1, 3/4 tab), le Paraguay "n'arrive pas de je-ne-sais-où" juge Deschamps, qui est convaincu que l'Albirroja "va jouer ses coups à fond" : "Nous, on sait où on est. Qu'ils nous fassent des compliments, ça ne va pas changer leur plan de jeu. Il y a du répondant. On connaît notre qualité."

En parlant des Bleus, il a tenu à louer les qualités de chacun, pas seulement le talent des offensifs qui brillent particulièrement depuis le début de la compétition : "On parle de l'attaque parce qu'on marque des buts. Dans la relation ligne défensive et attaqueil y a le milieu. Que ce soit Aurélien, Adrien ou Manu, ils permettent un équilibre et le pressing. On ne peut pas détacher les lignes. C'est un puzzle, il y a besoin d'avoir des liens."

D'un point de vue plus personnel, Deschamps dit "prendre du plaisir" pour ce qui est sa dernière compétition sur le banc tricolore : "J'ai connu une première vie, je sais que le mérite revient aux joueurs. Au-delà de la qualité footballistique, il y a aussi le côté humain. C'est une aventure humaine aussi. Le critère n°1 est le sportif mais il y a un bon état d'esprit, pas de clan. Ils sont tous fixés sur les objectifs. J'échange beaucoup avec eux, collectivement et individuellement. J'ai peu d'interventions à faire sur cet aspect."

Relancé en fin de conférence de presse sur le 8e de finale entre la France et le Paraguay lors de la Coupe du monde 98, qui s'est soldé par un but en or inscrit par Laurent Blanc à la 114e minute, le technicien français sourit : "Mes joueurs n'étaient pas nés à cette époque mais je m'en souviens. C'était un moment important pour moi, pour la France. C'était un match difficile, il fait partie de l'histoire du foot, de la Coupe du monde. Aujourd'hui, c'est un match différent, mais les qualités du Paraguay sont les mêmes."