CAN 2025: La joie à Rabat pour la qualification laborieuse du Maroc en quarts de finale

CAN 2025: La joie à Rabat pour la qualification laborieuse du Maroc en quarts de finale

"Un baiser pour Brahim Díaz": des centaines de supporters ont fêté dimanche soir à Rabat la courte victoire du Maroc contre la Tanzanie (1-0), qui qualifie les Lions de l'Atlas pour les quarts de la Coupe d'Afrique des nations (CAN).

"C'était splendide, félicitations à notre équipe nationale, nous en sommes si fiers et tout le pays rêve de remporter cette CAN", déclare avec enthousiasme la jeune Alae El Kettani en quittant le stade Moulay Abdellah, interrogée par l'AFP.

Non loin de là, au milieu de l'excitation de la foule, Said Al Waghi, arrivé tout droit de Montpellier dans le sud de la France, lance en riant: "Un gros baiser à Brahim Díaz et à toute l'équipe du Maroc!"

Les Lions de l'Atlas ont finalement percé la défense tanzanienne en seconde mi-temps grâce à un but de Brahim Díaz à la 64e minute, qui devient le meilleur buteur du tournoi avec quatre buts au compteur.

Dès la fin du match, un bruit assourdissant de klaxons et de vuvuzelas a retenti au cœur de Rabat. Des groupes de voitures se sont arrêtés au bord de la route où des fans dansaient en scandant "Vive le Maroc".

Bien que l'atmosphère soit globalement joyeuse, quelques fans ont pointé du doigt la performance des Marocains.

Said Nadir, tatoueur de 33 ans, a exprimé sa "déception face au match" et au forfait du milieu Azzedine Ounahi, blessé à un mollet déchiré et contraint de déclarer forfait pour le reste de la CAN.

Sans être certain que le Maroc ira jusqu'au bout, il note que "la plupart des équipes qui ont remporté la CAN par le passé n'ont pas toujours été parfaites".

"Il n'est pas nécessaire de l'emporter 2-0 ou 3-0, l'essentiel est de gagner", répond Omar Berni, artiste marocain de 27 ans, qui est sorti dans la rue après avoir regardé le match à la télévision en compagnie d'amis.

Hamza Ouakil, professeur de surf marocain âgé de 26 ans, affirme être "optimiste", même s'il admet que l'équipe nationale devra encore affronter de solides adversaires.

"Participer à la CAN est ardu car le rythme est intense, les contres sont rapides, les joueurs sont vifs, et cela l'emporte souvent sur la stratégie tactique."

Le vendredi, le Maroc croisera la route de l'Afrique du Sud ou du Cameroun, qui s'affrontent en soirée à Rabat, dans l'espoir de décrocher un deuxième titre continental après celui de 1976.