Arsenal célèbre son sacre de champion d'Angleterre

Arsenal célèbre son sacre de champion d'Angleterre

Entre 750 000 et un million de personnes ont participé au défilé dimanche après-midi, selon des estimations relayées par l'agence britannique PA. Au passage des bus à impériale transportant les joueurs, le ciel s'est paré de rouge sous l'effet des fumigènes. "Arsenal! Arsenal!", ont scandé des dizaines de milliers de supporters dans une atmosphère joyeuse et détendue.

La veille, pourtant, Arsenal a perdu la finale de la Ligue des champions aux tirs au but face au PSG à Budapest (1-1, 4-3 t.a.b). Sarah Ball, 47 ans, venue avec son fils de 13 ans, évoque une "immense déception" et reconnaît avoir "versé une larme".

"Cela aurait été formidable de réussir le doublé, mais nous avons remporté la Premier League (le championnat d'Angleterre, ndlr), donc je suis très heureuse et très fière de cette équipe", déclare-t-elle, vêtue comme la majorité des fans du maillot rouge et blanc d'Arsenal.

Il y a quelques jours, Arsenal a en effet décroché son premier titre de champion d'Angleterre depuis 2004. Malgré Budapest, l'ambiance est donc à la fête dans les rues du nord de Londres, le bastion du club, et les supporters sont massivement présents.

"Je suis tellement ravi. Nous avons attendu longtemps. Je me souviens, il y a 22 ans!", raconte Steven Turner, un sexagénaire venu avec sa fille. Tous deux portent un bob rouge d'Arsenal. "Ils ne sont pas encore invincibles, mais c'est une excellente équipe", se réjouit-il.

Le défilé de deux heures, qui a débuté en début d'après-midi, a suivi un parcours d'environ 8 kilomètres dans le quartier du stade d'Arsenal, "l'Emirates Stadium".

Un avenir prometteur

En début de soirée, la police a annoncé avoir interpellé neuf personnes, notamment pour ivresse, trouble à l'ordre public, agression sexuelle et agression contre des secouristes. La police londonienne avait déployé environ 500 agents pour sécuriser l'événement.

Peu avant 20H00 (19H00 GMT), des dizaines de milliers de supporters étaient encore rassemblés, selon un photographe de l'AFP sur place. Dans l'après-midi, la foule était dense et nombreuse. Certains ont grimpé aux arbres, sur les toits et aux feux de signalisation dans l'espoir d'apercevoir l'équipe de Mikel Arteta.

Quelques-uns ont peint leur visage en rouge et blanc ou dessiné des canons, le symbole de l'équipe, sur leurs joues. De très nombreuses familles ont fait le déplacement. Les plus jeunes enfants sont sur les épaules de leurs parents. Si beaucoup de fans habitent le nord de Londres, certains sont venus de bien plus loin.

Williams Ayodeji, un chauffeur VTC de 36 ans, est arrivé dans la nuit d'Edimbourg (Écosse). "Je suis tellement heureux. J'étais presque un bébé la dernière fois! J'adore cette équipe, elle fait partie de ma vie", dit cet homme originaire du Nigeria. Déjà dans ce pays, qu'il a quitté il y a 9 ans, il était fan d'Arsenal.

"Pour moi, le plus important était de gagner la Premier League. La Ligue des Champions? Peut-être l'an prochain", poursuit-il.

Charles Wahab, 44 ans, croit aussi en un avenir radieux pour l'équipe. "Ce n'est que le début. (...) Nous allons tirer les leçons de la défaite d'hier. Et perdre aux tirs au but, c'est juste un manque de chance", assure cet homme d'origine libanaise, devenu fan d'Arsenal quand il s'est installé à Londres il y a 20 ans.

Quatre bus ont défilé au milieu des supporters, y compris un transportant l'équipe féminine d'Arsenal, qui a remporté en février la première Coupe des Champions (regroupant les champions des six confédérations de la Fifa, ndlr) après avoir triomphé l'an dernier en Ligue des Champions.