Après trois mois d'attente, le foot italien en crise aura lundi un nouvel homme fort
Depuis la défaite de la Nazionale en finale des barrages européens contre la Bosnie-Herzégovine (1-1 a.p. 4 tab à 1) le 31 mars à Zenica, le football italien traverse une crise sans précédent. Dans la foulée de cette déroute, Gabriele Gravina, le président de la FIGC depuis 2018, a présenté sa démission, imité quelques heures plus tard par le manager de la sélection Gianluigi Buffon, puis par le sélectionneur Gennaro Gattuso, en poste depuis juin 2025.
L'assemblée élective de la FIGC, dans un grand hôtel de Rome, doit permettre au calcio d'entamer sa reconstruction, en plein Mondial 2026.
Deux candidats se sont déclarés, Giovanni Malago et Giancarlo Abete, qui a déjà présidé la FIGC entre 2007 et 2014. A moins d'un énorme retournement de situation, le scrutin devrait tourner largement en faveur de M. Malago (67 ans). L'ancien président du Comité olympique italien de 2013 à 2025, a reçu le soutien des clubs de Serie A, des associations des joueurs et des entraîneurs qui pésent respectivement 18%, 20% et 10% des suffrages.
Le nouveau président aura fort à faire: il va rapidement nommer un nouveau sélectionneur qui pourrait être Antonio Conte ou Roberto Mancini, qui ont déjà occupé ce poste. Il s'agit aussi de réformer la formation, présentée comme responsable des échecs répétés de la Nazionale, et de gérer le dossier de l'Euro-2032, co-organisé avec la Turquie, sujet épineux en raison de la vétusté des stades italiens.