This article is not available in English. Showing it in French.

Le président de la CAF assure que aucun pays africain ne reçoit un traitement privilégié

Le président de la CAF assure que aucun pays africain ne reçoit un traitement privilégié

"Aucun pays africain ne bénéficiera d'un traitement plus avantageux ou plus favorable qu'un autre", a déclaré le dirigeant sud-africain lors d'une allocution enregistrée, tandis que les responsables sénégalais ont exigé mercredi une investigation internationale en raison de "soupçons de corruption au sein des organes dirigeants de la CAF".

"Leur indépendance, celle des instances disciplinaires, se manifeste dans les décisions rendues par ces deux organes. La commission de discipline de la CAF, en tant qu'unique instance, a rendu une décision unique. La commission d'appel de la CAF a quant à elle adopté une position complètement différente", s'est-il réjoui.

La commission d'appel de la Confédération africaine de football a annulé mardi, deux mois après une finale tumultueuse, le titre remporté par le Sénégal en Coupe d'Afrique des nations pour le décerner au Maroc.

En première instance, fin janvier, la commission disciplinaire de la CAF, sans contester le score final de la rencontre, avait imposé une série de sanctions, incluant des amendes de plusieurs centaines de milliers d'euros, aux fédérations des deux nations pour des comportements antisportifs et des infractions aux règles de fair-play.

"J'ai déjà exprimé ma grande déception concernant les incidents survenus pendant la finale", a rappelé M. Motsepe. "Ces événements nuisent au travail exceptionnel réalisé par la CAF au fil des ans pour assurer l'intégrité, le respect, l'éthique, la gouvernance et la crédibilité".

"Ces incidents soulignent les défis persistants liés à la suspicion et à la défiance," a-t-il toutefois admis. "C'est un héritage du passé. Dès mon arrivée, l'une des priorités était l'impartialité, l'indépendance et le respect envers les arbitres et les officiels de match".

"On m'indique que le Sénégal va interjeter appel, ce qui est essentiel. Chacune des 54 associations africaines a le droit de contester et de protéger ses intérêts", a terminé le responsable, en réitérant son appui au recours auprès du TAS, et en précisant que la CAF "acceptera la décision rendue au niveau supérieur".